Goon Moon

Licker's Last Leg

Licker's Last Leg

 Label :     Ipecac 
 Sortie :    mardi 08 mai 2007 
 Format :  Album / CD   

Licker's Last Leg est le premier album de Goon Moon, un jeune groupe parmi d'autres... Pas tout à fait, en fait Goon Moon est un duo composé de deux monstres sacrés déjà élevés au rang de demi-dieu par de nombreux fans de rock lourd: Chriss Goss, qu'on ne présente plus, et Jeordie White, plus connu sous le nom de Twiggy Ramirez lorsqu'il était le bassiste de Marylin Manson et actuel bassiste de Nine Inch Nails. Eh oui, c'est du lourd ! Attention tout de même, qu'on ne s'y trompe pas, Jeordie White ne donne pas ici dans le metal indus mais plutôt dans le mélange pop psyché/stoner cher à QOTSA ou à Masters Of Reality.

La ballade écorchée "Apple Pie" démarre l'album en douceur, sans oublier de distiller une légère tension annonciatrice du reste du disque. Vont suivre quatres morceaux parfaits: "My Machine" et "Feel Like This" ne se contentent pas, fort heureusement, de se reposer, comme il eut été facile de le faire, sur un riff stoner quasi-cliché mais sont l'occasion pour White de montrer qu'il sait chanter également sur des rythmes plus rapides. Avec "An Autumn That Came Too Soon", Chriss Goss nous offre un morceau dans la droite lignée des ballades maccabres de Masters Of Reality. "Pin Eyed Boy" clôture ce sans-faute en beauté et constituerait un parfait single.

A partir de là, l'album va délaisser les compositions éfficaces pour des morceaux clairement psychédéliques. Et réjouissons-nous, c'est une réussite. "Hardcore Q3" lance les hostilités dans un style glauque, les voix se font stridentes et la batterie, mécanique. "Tip Toe", qui part dans tous les sens et crache dans les oreilles une énergie opressante, précède la reprise de "Every Christian Lion Hearted Man Will Show You" des Bee Gees. L'original ressemble à une symphonie pop écrite à quatre mains par Brian Wilson et Syd Barret; la reprise assez fidèle de Goon Moon ne fait que prouver la modenité du morceau (qui date de 1967). "Lay Down" et "Ballon?" passés, finit par arriver le bouquet final du disque, la pièce expérimentale divisée en huit parties, "The Golden Ball". On y trouve un peu de tout mais on est loin d'un "A Day In A Life".

C'est la fin, ne reste que "Built In A Bottle", un morceau calme dans le plus pur style NIN, une influence qu'on pouvait craindre ou espérer mais qui n'arrive finalement que dans l'ultime morceau... loin d'être aussi bon que le reste de cet excellent disque.


Excellent !   18/20
par Bobby Joe


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