Panic! At The Disco

A Fever You Can't Sweat

A Fever You Can't Sweat

 Label :     Decaydance 
 Sortie :    lundi 23 octobre 2006 
 Format :  Album / CD   

Dur dur de se lancer dans la chronique d'un disque d'un groupe qui fait toutes les couvertures de magazines pour ados. Néanmoins, je vais le faire non parce que la musique de Panic! At The Disco me semble être un bon divertissement. A vrai dire, A Fever You Can't Sweat tiens plus de la comédie musicale que d'un album rock. En effet, les paroles des titres sont très narratif ce qui les classe dans le registre populaire. La musique est surprenante parfois et déjà à d'autres endroits. Les mélodies sont simples, les effets spéciaux sont utilisés à profusion. Cet album est donc très hétérogène. Une chose est sure c'est que le groupe a pensé aux campus radios : les titres n'excèdent jamais quatre minutes et le tout semble être calibré pour ces dernières. Néanmoins, l'écoute est très agréable ça donne envi de gigoter partout et les mélodies restent en tête longtemps après l'arrêt de la platine.
Mon verdict est donc simple: Panic! At The Disco est un groupe pop agréable à écouter, tout est très superficiel dans leur musique (tout comme leur maquillage). Mais il y'a chez eux un petit truc accrocheur: peu être est-ce leur univers très 'cirque' et les titres à rallonge ou peu être ai-je été la victime d'un coup marketing.
Quoi qu'il en soit un peu de pop déjantée n'a jamais fait de mal à personne.


Sympa   14/20
par Marwan


 Moyenne 10.00/20 

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Posté le 07 mars 2008 à 11 h 33

Les goûts et les couleurs... Derrière cette maxime plus ou moins discutable, se cache une grande problématique... Ecouter de l'indé tout le long de la journée fait-elle de nous quelqu'un de meilleur, ou forcément de plus cultivé, plus à même de comprendre l'essence de telle ou telle musique ? Ne faut-il pas de temps en temps savoir prendre le temps de découvrir des choses faciles, sans prétention (hormis au niveau vestimentaire ou stylistique), finalement mainstream ?

J'avoue être plutôt dans cet état d'esprit... A savoir que Xsilence reste un de mes sites favoris pour toutes les pépites qu'il a pu me faire découvrir (la liste serait trop longue), que la majeure partie des Xsilencieux de la première heure m'impressionnent tant par leur verve que par leurs goûts musicaux mais tout autant j'aime revenir à de la musique "normale", écoutée par des jeunes ados et adotes, qui ne révolutionnent ni la musique ni ma morne vie, mais qui savent me faire taper du pied et me procurer un certain plaisir.

Et, sûrement peut-on y associer un lien avec une relation amoureuse récemment finie, Panic! At The Disco m'offre ici un album plein, du début à la fin, des musiques rapides, endiablées, des paroles qui, quand on s'y attarde, nous laissent soit perplexes soit souriants, un rythme à couper le souffle, des mélodies qui se retiennent...

Du rock sans concession, sans prétention, flirtant avec le dance-pop ("dance-rock" même ?) sur "Time to dance" ou "Camisado", s'offrant quelques cordes sur "Build God, Then We'll talk", s'autorisant un phrasé quasi-hip-hop sur "Lying is the Most Fun... Un mélange des genres, des instruments pour un résultat plus que convaincant... Rien que le morceau d'entrée "The Only Difference Between Martyrdom and Suicide..." donne envie de sauter partout !

Il est vrai que leur style dandy pour midinettes peut rebuter voire énerver, et leurs longs titres et leurs paroles, signifier un manque de talent d'auteur mais toute abstraction faite de ceci, on peut se laisser prendre au jeu.

La musique a deux buts principaux : nous faire vivre des émotions semblables à aucune autre, et nous les faire oublier si besoin. De ce côté, P!ATD y réussit... mais toujours pour mon avis !
Très bon   16/20



Posté le 14 juillet 2008 à 15 h 03

Comment exprimer mon ressentiment face à ce disque ayant contourné la vigilance du service de sécurité de Xsilence et la commission d'autorisation à statufier sur ce site. Panic ! At The Disco est un peu comme le mélange impossible à réaliser (et pourtant ils l'ont fait) entre toutes les crèmes de rock américains pour adolescents. Ces Simple Plan, Good Charlotte, Fall Out Boy et tout le tintouin qui proposent la même purée incomestible avec leur chanteur à la voix de chiotte identique (et encore ici c'est peut-être pire lorsqu'il tente des effets à la Eiffel 65). Ces boys bands à deux balles qu'il fait bien d'écouter quand on commence à avoir du poil aux pattes et puis que de toute façon les parents ils y connaissent rien aux jeunes et à leur musique. Tous ces groupes engagés corps et âmes dans ce qu'ils font, inspirés et talentueux, et d'une diversité saisissante. Jean Pierre Coffe aurait déclaré ‘mais c'est d'la merde' si ça avait été de la bouffe or justement on aurait aimé que ce soit le cas pour ne plus avoir à supporter ce supplice en dévorant rageusement pochette, boîtier et cette galette gerbante. A Fever You Can't Sweat est le genre d'événement dans une vie qui donne envie de dire oui à la drogue pour atteindre un profond coma le temps que le vent passe et le cauchemar disparaisse. Un vent poisseux, infecte, insipide qui va même jusqu'à chercher quelques touches bien grasses d'électro ("Intermission") comme si le calvaire n'était déjà pas assez insoutenable. Le titre de l'album n'aurait pas pu être meilleur et aussi objectif, la fièvre on ne la perdra qu'après avoir fait un coffrage en béton de deux mètres d'épaisseur autour de cet objet radioactif puis le balancer dans les abysses les plus profondes de notre vieille Terre.
Inaudible ! ! !   0/20







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