Galaxie 500
Today |
Label :
Rykodisc |
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Less is more', voilà un bon résumé. La voix de Dean Wareham n'est pas toujours juste et pourtant ça sonne plutôt classe, tout comme les solos maladroits ; le jeu de Damon Krukowsky à la batterie est simple mais efficace ; celui de Naomi Yang à la basse est artistique et hypnotisant.
Bon, Galaxie 500, ça ne dit pas grand chose, un groupe reconnu mais pas vraiment connu.
Today sort en 1988, c'est le premier album du trio. Les chansons ne comportent pas plus de trois accords, ou bien rarement, le résultat est minimaliste et c'est justement dans cette simplicité que s'opère toute la magie et l'originalité de ce groupe qui influença une partie de la scène alternative américaine du début des années 90. Le disque comporte 9 ballades psychédéliques (+1 dans la réédition), dont une reprise magnifique de Jonathan Richman "Don't Let Our Youth Go To Waste". Le titre le plus marquant de cet album est probablement "Tugboat", deux accords pour planer et une montée sur le solo de fin pour s'envoler avant de ratterrir tout doucement. "Oblivious" est une chanson particulièrement agréable aussi, entêtante et motivante qui véhicule une émotion simple et touchante. Je ne vais pas faire une description pour chaque morceau, je risquerais de me répéter, mais le reste est tout aussi bon.
Bon, Galaxie 500, ça ne dit pas grand chose, un groupe reconnu mais pas vraiment connu.
Today sort en 1988, c'est le premier album du trio. Les chansons ne comportent pas plus de trois accords, ou bien rarement, le résultat est minimaliste et c'est justement dans cette simplicité que s'opère toute la magie et l'originalité de ce groupe qui influença une partie de la scène alternative américaine du début des années 90. Le disque comporte 9 ballades psychédéliques (+1 dans la réédition), dont une reprise magnifique de Jonathan Richman "Don't Let Our Youth Go To Waste". Le titre le plus marquant de cet album est probablement "Tugboat", deux accords pour planer et une montée sur le solo de fin pour s'envoler avant de ratterrir tout doucement. "Oblivious" est une chanson particulièrement agréable aussi, entêtante et motivante qui véhicule une émotion simple et touchante. Je ne vais pas faire une description pour chaque morceau, je risquerais de me répéter, mais le reste est tout aussi bon.
| Excellent ! 18/20 | par Tito00 |
Posté le 19 janvier 2008 à 18 h 11 |
À l'école du Velvet, sans aucun doute que Galaxie 500 furent de ceux qui n'eurent pas de soucis pour retenir la leçon.
Et aussi évident que 2+2=4, ils comprirent qu'avec deux doigts, 3 accords et beaucoup d'intuition, on pouvait facilement transformer la plus basique pop song en un truc fabuleux.
Qui peut le plus peut le moins.
Ou comment trois jeunes gens, en état de grâce, derrière la porte close d'une chambre d'étudiant, tissèrent à l'abri des regards une pop fragile, gracile, belle à pleurer.
Certainement que sans la production de Kramer, l'objet n'aurait pas été ce qu'il est.
Cet écho spectral qui résonne, qui vient de loin pour porter ces comptines adolescentes vers des sommets inatteignables, offrant un écrin vaporeux, qui berce les âmes.
Les yeux mis clos, le monde peut attendre pour que nous allions le rejoindre...
Musique hivernale, quand les corps engourdis se meuvent plus lentement et attendent sagement un rayon de soleil au petit jour.
Fragile édifice perdu dans la brume des voix multiples qui se répondent, emmitouflées dans la réverbe, sans doute pour se protéger d'un monde devenu peu avenant.
Voilà c'est à peu près ça la musique de Galaxie 500.
Il n'y a rien à prendre, rien à gagner. On joue pour échapper à quelque chose.
Les lendemains qui déchantent, à moins que ce ne soit sa propre existence?
Ne rien laisser, pas même sa trace. Simplement pour la beauté du geste.
Une flopé d'artistes dans le sillage comprendra bien vite qu'on ne peut pas laisser passer pareil héritage et se chargera d'attiser les braises.
Pas juste un petit disque plein de charmes que cet objet là, non !
Ça c'est rien de moins qu'un des pivot central par lequel tient le rock indépendant.
Et si vous en doutez encore, je ne peux plus rien pour vous.
Et aussi évident que 2+2=4, ils comprirent qu'avec deux doigts, 3 accords et beaucoup d'intuition, on pouvait facilement transformer la plus basique pop song en un truc fabuleux.
Qui peut le plus peut le moins.
Ou comment trois jeunes gens, en état de grâce, derrière la porte close d'une chambre d'étudiant, tissèrent à l'abri des regards une pop fragile, gracile, belle à pleurer.
Certainement que sans la production de Kramer, l'objet n'aurait pas été ce qu'il est.
Cet écho spectral qui résonne, qui vient de loin pour porter ces comptines adolescentes vers des sommets inatteignables, offrant un écrin vaporeux, qui berce les âmes.
Les yeux mis clos, le monde peut attendre pour que nous allions le rejoindre...
Musique hivernale, quand les corps engourdis se meuvent plus lentement et attendent sagement un rayon de soleil au petit jour.
Fragile édifice perdu dans la brume des voix multiples qui se répondent, emmitouflées dans la réverbe, sans doute pour se protéger d'un monde devenu peu avenant.
Voilà c'est à peu près ça la musique de Galaxie 500.
Il n'y a rien à prendre, rien à gagner. On joue pour échapper à quelque chose.
Les lendemains qui déchantent, à moins que ce ne soit sa propre existence?
Ne rien laisser, pas même sa trace. Simplement pour la beauté du geste.
Une flopé d'artistes dans le sillage comprendra bien vite qu'on ne peut pas laisser passer pareil héritage et se chargera d'attiser les braises.
Pas juste un petit disque plein de charmes que cet objet là, non !
Ça c'est rien de moins qu'un des pivot central par lequel tient le rock indépendant.
Et si vous en doutez encore, je ne peux plus rien pour vous.
Exceptionnel ! ! 19/20
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