Neutral Milk Hotel
In The Aeroplane Over The Sea |
Label :
Blue Rose |
||||
Comment décrire un album comme celui-ci ? On pourrait déjà le classer dans la catégorie 'rock bordelico-folkesque'.
Premier titre, "King Of Carrot Flower", une jolie ballade pleine de guitares et de gentilles mélodies, c'est mignon et entraînant. Troisième plage, et Jeff Mangum commence à faire de drôles de trucs avec son chant ; une chose est sûre, ce mec chante faux, mais là, on s'en fout. Si un titre m'a vraiment foutu une claque, c'est bien "Untitled", une ballade à la cornemuse acompagnée par une guitare sursaturée... trop de la balle comme on dit chez moi ! Tout sur l'album semble bien construit, malgré le bordel apparent que je mentionnais plus tôt : les mélodies sont vraiment agréables, les paroles... pas compris.
Bref, un très bon album.
Premier titre, "King Of Carrot Flower", une jolie ballade pleine de guitares et de gentilles mélodies, c'est mignon et entraînant. Troisième plage, et Jeff Mangum commence à faire de drôles de trucs avec son chant ; une chose est sûre, ce mec chante faux, mais là, on s'en fout. Si un titre m'a vraiment foutu une claque, c'est bien "Untitled", une ballade à la cornemuse acompagnée par une guitare sursaturée... trop de la balle comme on dit chez moi ! Tout sur l'album semble bien construit, malgré le bordel apparent que je mentionnais plus tôt : les mélodies sont vraiment agréables, les paroles... pas compris.
Bref, un très bon album.
| Très bon 16/20 | par Pinky isnt well |
Première sortie le 10 février 1998 chez Merge Records, exclusivement aux USA. Sortie européenne le 18 mai 1998.Posté le 03 décembre 2004 à 10 h 40 |
D'abord, je suis heureux que quelqu'un ait fait une chronique de cet album. Sans ça, je n'aurais jamais écrit celle-ci.
Cet album est inestimable à plus d'un point. Il m'a tout d'abord permis de découvrir un univers pop inspiré par les Beach Boys et les Beatles : le collectif <<Elephant 6>>, basé à Athens en Géorgie (Olivia Tremor Control et ses divers avatars, The Gerbils, Of Montreal ...).
Il est inestimable aussi et surtout pour l'émotion que la voix de Jeff Mangum et les arrangements autour de sa guitare acoustique dégagent. Cette voix criarde et furieuse qui vous prend aux tripes. Ces arrangements faits de cuivres, de scie musicale, d'orgues ou de zanzitophone qui vous envoûtent. Et toujours cette guitare acoustique, mi-folk mi-punk, qui souvent se suffit à elle même.
L'album est principalement inspiré par le journal d'Anne Franck, les textes en sont bouleversants, les mélodies poignantes.
Le seul regret (mais quel regret !!) que cet album peut apporter, c'est le sentiment qu'on n'aura plus jamais droit à un nouvel album de Neutral Milk Hotel, ni même de Jef Mangum. Le sentiment qu'il a tout donné dans celui-ci.
A part quelques apparitions sur certains albums de groupes amis (Elf Power, Tall Dwarfs, Circulatory System) et une mini tournée derrière les fûts de ces mêmes Circulatory System, il n'a plus donné signe de vie (musicale).
Mais que ça ne nous empêche pas de savourer encore et toujours son chef-d'oeuvre.
Cet album est inestimable à plus d'un point. Il m'a tout d'abord permis de découvrir un univers pop inspiré par les Beach Boys et les Beatles : le collectif <<Elephant 6>>, basé à Athens en Géorgie (Olivia Tremor Control et ses divers avatars, The Gerbils, Of Montreal ...).
Il est inestimable aussi et surtout pour l'émotion que la voix de Jeff Mangum et les arrangements autour de sa guitare acoustique dégagent. Cette voix criarde et furieuse qui vous prend aux tripes. Ces arrangements faits de cuivres, de scie musicale, d'orgues ou de zanzitophone qui vous envoûtent. Et toujours cette guitare acoustique, mi-folk mi-punk, qui souvent se suffit à elle même.
L'album est principalement inspiré par le journal d'Anne Franck, les textes en sont bouleversants, les mélodies poignantes.
Le seul regret (mais quel regret !!) que cet album peut apporter, c'est le sentiment qu'on n'aura plus jamais droit à un nouvel album de Neutral Milk Hotel, ni même de Jef Mangum. Le sentiment qu'il a tout donné dans celui-ci.
A part quelques apparitions sur certains albums de groupes amis (Elf Power, Tall Dwarfs, Circulatory System) et une mini tournée derrière les fûts de ces mêmes Circulatory System, il n'a plus donné signe de vie (musicale).
Mais que ça ne nous empêche pas de savourer encore et toujours son chef-d'oeuvre.
Intemporel ! ! ! 20/20
Posté le 25 août 2005 à 11 h 58 |
J'envie les petits veinards qui vont découvrir cet album. Ils vont recevoir le genre de claque qu'un musicovore compulsif reçoit tous les quoi ? 2 ans ? 5 ans ? 10 ans ?
Il faut dire que l'on est rarement confronté dans un album de rock indé à un tel niveau de transcendance (allons y pour les grands mots !). Difficile à dire de quoi parle Jeff Mangum dans "In The Aeroplane Over The Sea" (la vie, la mort, Ann Frank ?) mais l'émotion contenue dans sa voix est tellement intense qu'elle vous prend - littéralement - aux tripes.
Tout cela ne pourrait être qu'embarassant, voir éprouvant, si Jeff Mangum n'avait composé une série de chansons stratosphériques. La bande d'allumés qui l'accompagne jouent tour à tour comme un groupe punk furieux, des folkeux primitifs ou une fanfare qui aurait fumé la moquette (parfois dans la même chanson).
Aucun déchet dans ces 11 chansons et ces 40 minutes sur lesquelles on revient sans cesse une fois qu'on y a gouté.
Cet album est considéré par certains comme un des meilleurs des années 90. Personnellement, je l'amène sans hésiter sur mon ile déserte...
Il faut dire que l'on est rarement confronté dans un album de rock indé à un tel niveau de transcendance (allons y pour les grands mots !). Difficile à dire de quoi parle Jeff Mangum dans "In The Aeroplane Over The Sea" (la vie, la mort, Ann Frank ?) mais l'émotion contenue dans sa voix est tellement intense qu'elle vous prend - littéralement - aux tripes.
Tout cela ne pourrait être qu'embarassant, voir éprouvant, si Jeff Mangum n'avait composé une série de chansons stratosphériques. La bande d'allumés qui l'accompagne jouent tour à tour comme un groupe punk furieux, des folkeux primitifs ou une fanfare qui aurait fumé la moquette (parfois dans la même chanson).
Aucun déchet dans ces 11 chansons et ces 40 minutes sur lesquelles on revient sans cesse une fois qu'on y a gouté.
Cet album est considéré par certains comme un des meilleurs des années 90. Personnellement, je l'amène sans hésiter sur mon ile déserte...
Intemporel ! ! ! 20/20
Posté le 21 novembre 2006 à 23 h 02 |
DifDifficile de chroniquer un tel disque...
Neutral Milk Hotel est le groupe de Jeff Mangum, songwriter génial et membre fondateur du collectif Elephant6, dans lequel il développe une fuzz-folk saturée qui frôle parfois le punk ("King Of Carrot Flowers Pt.2", "Holland 1945"...).
L'album évolue dans un décor de début du siècle dernier, abordant les thèmes de la folie, la mort... supporté par la voix de J.Mangum, teintée d'un accent inconnu et instable. Le sens des paroles n'est pas toujours simple à saisir, bourrées d'images et de références, au Journal d'Anne Frank, à la guerre et à la religion entre autres ; mais l'émotion passe, l'horreur dépeinte est envahissante.
01/02. "The King Of Carrot Flowers Pt.1, 2 & 3".
Cette première chanson se compose de trois parties réparties sur deux pistes du cd. Dans la première partie il est question de la jeunesse du "King Of Carrot Flowers", la couleur est annoncée dès ce premier titre : le cannibalisme des parents 'Your mom would stick a fork right into daddy's shoulder', et la relation probablement incestueuse que le personnage entretient avec le narrateur que l'on peut supposer être son frère ou sa soeur.
La deuxième partie a soulevé beaucoup de controverses, c'est une sorte de prière dans laquelle Jeff Mangum chante 'I love you Jesus Christ'. Mangum explique dans les notes de l'album qu'il n'est en aucun cas question de religion dans le fond et qu'il faut se reporter à la dernière phrase de la dernière chanson pour en comprendre le sens. JC est utilisé comme un symbole, un être qui disparaît après avoir fait son possible pour sauver.
La troisième partie nous conte l'histoire d'une amitié entre un chien et une étrange machine volante...
03. "In The Aeroplane Over The Sea"
"What a beautiful face I have found in this place...", ainsi commence la chanson qui porte le nom de l'album. Plus lumineuse que les autres, cette ballade est tout de même survolée par l'ombre de cet avion qui dispersera les morceaux des cadavres des deux personnages au dessus de l'océan.
04. "Two Headed Boy Pt.1"
Quelque part dans un laboratoire sombre, un garçon à deux têtes, conservé vivant dans un bocal, frappe de petits coups contre le verre dans l'espoir que quelqu'un le trouve et l'aide, à suivre...
05. "The Fool"
Un instrumental écrit par Scott Spillane, à la trompette dans le groupe, à l'origine destiné à être la bande son d'un court métrage réalisé par l'un de ses amis. C'est un concentré du talent de Spillane, qui donne à ce disque ses airs de cirque des horreurs.
06. "Holland, 1945"
Une jeune fille et sa soeur sont enterrées vivantes, côte à côte, dans un camp de concentration, quelques semaines avant que les armes ne viennent et pleuvent sur tout le monde. Elle se réincarne en un garçon en Espagne qui joue sur un piano rempli de flammes, son frère, décédé lui aussi, refuse de se réincarner pour ne pas avoir à subir une nouvelle fois toute l'horreur de l'humanité.
07. "Communist Daughter"
J'ai un peu de mal à saisir la petite histoire de cette petite chanson.
08. "Oh Comely"
Idem, la chanson se termine par une histoire distincte du reste : Deux soeurs siamoises perdues dans la forêt, sont la proie du froid et d'une bête qui viendra les dévorer, elles acceptent leur fin de toute manière inévitable et se réconfortent sachant que même dans l'estomac de ce monstre, elles resteront unies.
09. "Ghost"
Même après la mort, on continue de vivre dans l'esprit et les souvenirs lumineux des personnes qui nous ont aimé.
10.
Un deuxième instrumental mêlant joie et chaos.
11. "Two Headed Boy Pt.2"
...la suite donc, une fille trouve le petit garçon à deux têtes, elle lui offre des tomates pour le nourrir, ainsi qu'un poste de radio pour le distraire. Mais ce petit garçon condamné à vivre dans un bocal doit accepter la vie de cette fille, incompatible à la sienne, et ne pas la haïr lorsqu'elle se lève pour s'en aller...
Un disque terrifiant et magnifique à la fois, qui n'a pas eu le succès qu'il méritait, mais qui a marqué tous ceux qui s'y sont penchés. Jeff Mangum tient grâce à lui une bonne place parmi les plus grands songwriters.
A écouter au moins une fois dans sa vie.
Je lui mets 20 aussi, ce disque est bouleversant.
Neutral Milk Hotel est le groupe de Jeff Mangum, songwriter génial et membre fondateur du collectif Elephant6, dans lequel il développe une fuzz-folk saturée qui frôle parfois le punk ("King Of Carrot Flowers Pt.2", "Holland 1945"...).
L'album évolue dans un décor de début du siècle dernier, abordant les thèmes de la folie, la mort... supporté par la voix de J.Mangum, teintée d'un accent inconnu et instable. Le sens des paroles n'est pas toujours simple à saisir, bourrées d'images et de références, au Journal d'Anne Frank, à la guerre et à la religion entre autres ; mais l'émotion passe, l'horreur dépeinte est envahissante.
01/02. "The King Of Carrot Flowers Pt.1, 2 & 3".
Cette première chanson se compose de trois parties réparties sur deux pistes du cd. Dans la première partie il est question de la jeunesse du "King Of Carrot Flowers", la couleur est annoncée dès ce premier titre : le cannibalisme des parents 'Your mom would stick a fork right into daddy's shoulder', et la relation probablement incestueuse que le personnage entretient avec le narrateur que l'on peut supposer être son frère ou sa soeur.
La deuxième partie a soulevé beaucoup de controverses, c'est une sorte de prière dans laquelle Jeff Mangum chante 'I love you Jesus Christ'. Mangum explique dans les notes de l'album qu'il n'est en aucun cas question de religion dans le fond et qu'il faut se reporter à la dernière phrase de la dernière chanson pour en comprendre le sens. JC est utilisé comme un symbole, un être qui disparaît après avoir fait son possible pour sauver.
La troisième partie nous conte l'histoire d'une amitié entre un chien et une étrange machine volante...
03. "In The Aeroplane Over The Sea"
"What a beautiful face I have found in this place...", ainsi commence la chanson qui porte le nom de l'album. Plus lumineuse que les autres, cette ballade est tout de même survolée par l'ombre de cet avion qui dispersera les morceaux des cadavres des deux personnages au dessus de l'océan.
04. "Two Headed Boy Pt.1"
Quelque part dans un laboratoire sombre, un garçon à deux têtes, conservé vivant dans un bocal, frappe de petits coups contre le verre dans l'espoir que quelqu'un le trouve et l'aide, à suivre...
05. "The Fool"
Un instrumental écrit par Scott Spillane, à la trompette dans le groupe, à l'origine destiné à être la bande son d'un court métrage réalisé par l'un de ses amis. C'est un concentré du talent de Spillane, qui donne à ce disque ses airs de cirque des horreurs.
06. "Holland, 1945"
Une jeune fille et sa soeur sont enterrées vivantes, côte à côte, dans un camp de concentration, quelques semaines avant que les armes ne viennent et pleuvent sur tout le monde. Elle se réincarne en un garçon en Espagne qui joue sur un piano rempli de flammes, son frère, décédé lui aussi, refuse de se réincarner pour ne pas avoir à subir une nouvelle fois toute l'horreur de l'humanité.
07. "Communist Daughter"
J'ai un peu de mal à saisir la petite histoire de cette petite chanson.
08. "Oh Comely"
Idem, la chanson se termine par une histoire distincte du reste : Deux soeurs siamoises perdues dans la forêt, sont la proie du froid et d'une bête qui viendra les dévorer, elles acceptent leur fin de toute manière inévitable et se réconfortent sachant que même dans l'estomac de ce monstre, elles resteront unies.
09. "Ghost"
Même après la mort, on continue de vivre dans l'esprit et les souvenirs lumineux des personnes qui nous ont aimé.
10.
Un deuxième instrumental mêlant joie et chaos.
11. "Two Headed Boy Pt.2"
...la suite donc, une fille trouve le petit garçon à deux têtes, elle lui offre des tomates pour le nourrir, ainsi qu'un poste de radio pour le distraire. Mais ce petit garçon condamné à vivre dans un bocal doit accepter la vie de cette fille, incompatible à la sienne, et ne pas la haïr lorsqu'elle se lève pour s'en aller...
Un disque terrifiant et magnifique à la fois, qui n'a pas eu le succès qu'il méritait, mais qui a marqué tous ceux qui s'y sont penchés. Jeff Mangum tient grâce à lui une bonne place parmi les plus grands songwriters.
A écouter au moins une fois dans sa vie.
Je lui mets 20 aussi, ce disque est bouleversant.
Intemporel ! ! ! 20/20
Posté le 01 février 2008 à 14 h 11 |
1998 débarque le second album de Neutral Milk Hotel, deux ans après l'excellent On Avery Island beaucoup attendent une confirmation du talent du groupe et notamment de Jeff Magnum, leur leader.
Avant d'approfondir mes propos au sujet de cet album, plantons le décor de l'époque. 1998, c'est les boys bands qui poussent la chansonnette partout dans le monde et qui sont adulés par de jeunes adolescentes de 13 ans. C'est aussi la France championne du monde de football. Autant dire que Neutral Milk Hotel pas grand monde s'y intéresse.
Alors me direz-vous pourquoi parler de ce groupe et de cet album? Et bien ma réponse sera aussi brève que la question, tout simplement parce qu'en cette année 1998 Jeff Magnum et ses acolytes ont sorti ce qui peut passer pour le plus grand album d'indie de l'histoire, une tuerie, un chef d'œuvre de tristesse, d'espoir, de désespoir. La musique de Magnum peut se résumer très rapidement : une mélodie, une guitare acoustique et là dessus viennent se greffer des tas d'instruments inhabituels dans le rock. La force de cet album est de ne jamais paraître répétitif, jamais ennuyeux, toujours surprenant. La voix de Magnum même si elle est particulière et tout simplement géniale et se marie très bien avec la musique du groupe. Alors je pourrais vous parler de quelques chansons en particulier mais ça sera totalement inutile car sur les 11 titres présents sur l'album, aucun n'est à jeter, tous sont excellents même si on peut toujours dégager 2 ou 3 perles qui nous sont envoyées en pleine face ici et là, nous pourrions par exemple parler de la chanson titre "In The Aeroplane Over The Sea" belle à pleurer ou encore de "Oh Comely" sûrement la meilleure chanson de l'album et à mon goût la meilleure chanson de Jeff Magnum.
J'aurais tellement de choses à dire au sujet de ce disque que je préfère m'arrêter là et vous laissez découvrir un groupe trop injustement ignoré. Ah! juste une dernière précision Neutral Milk Hotel est un groupe d'Athens en Géorgie (la Géorgie aux E-U hein) tout comme The Olivia Tremor Control par exemple donc ça ne peut être qu'excellent.
Voilà que dire d'autre, après cet album Neutral Milk Hotel n'a plus jamais rien sorti, Jeff Magnum est quasiment retourné à l'anonymat et tout le monde a oublié ce groupe. Mais comme le dit une célèbre phrase qui me parait totalement adaptée ici une explosion est toujours suivie d'un silence de mort. Et puis Mr Magnum le disait si bien "and someday we will die...". Un album marquant et précieux écrit par un grand songwriter.
Avant d'approfondir mes propos au sujet de cet album, plantons le décor de l'époque. 1998, c'est les boys bands qui poussent la chansonnette partout dans le monde et qui sont adulés par de jeunes adolescentes de 13 ans. C'est aussi la France championne du monde de football. Autant dire que Neutral Milk Hotel pas grand monde s'y intéresse.
Alors me direz-vous pourquoi parler de ce groupe et de cet album? Et bien ma réponse sera aussi brève que la question, tout simplement parce qu'en cette année 1998 Jeff Magnum et ses acolytes ont sorti ce qui peut passer pour le plus grand album d'indie de l'histoire, une tuerie, un chef d'œuvre de tristesse, d'espoir, de désespoir. La musique de Magnum peut se résumer très rapidement : une mélodie, une guitare acoustique et là dessus viennent se greffer des tas d'instruments inhabituels dans le rock. La force de cet album est de ne jamais paraître répétitif, jamais ennuyeux, toujours surprenant. La voix de Magnum même si elle est particulière et tout simplement géniale et se marie très bien avec la musique du groupe. Alors je pourrais vous parler de quelques chansons en particulier mais ça sera totalement inutile car sur les 11 titres présents sur l'album, aucun n'est à jeter, tous sont excellents même si on peut toujours dégager 2 ou 3 perles qui nous sont envoyées en pleine face ici et là, nous pourrions par exemple parler de la chanson titre "In The Aeroplane Over The Sea" belle à pleurer ou encore de "Oh Comely" sûrement la meilleure chanson de l'album et à mon goût la meilleure chanson de Jeff Magnum.
J'aurais tellement de choses à dire au sujet de ce disque que je préfère m'arrêter là et vous laissez découvrir un groupe trop injustement ignoré. Ah! juste une dernière précision Neutral Milk Hotel est un groupe d'Athens en Géorgie (la Géorgie aux E-U hein) tout comme The Olivia Tremor Control par exemple donc ça ne peut être qu'excellent.
Voilà que dire d'autre, après cet album Neutral Milk Hotel n'a plus jamais rien sorti, Jeff Magnum est quasiment retourné à l'anonymat et tout le monde a oublié ce groupe. Mais comme le dit une célèbre phrase qui me parait totalement adaptée ici une explosion est toujours suivie d'un silence de mort. Et puis Mr Magnum le disait si bien "and someday we will die...". Un album marquant et précieux écrit par un grand songwriter.
Exceptionnel ! ! 19/20
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