Traditional Monsters

Push The Panic Button

Push The Panic Button

 Label :     Quixote Music / Panic Button 
 Sortie :    vendredi 23 juin 2017 
 Format :  Album / CD  Vinyle  Numérique   

Bienvenue dans le monde magique de Traditional Monsters !

Une virée unique dans un univers que ne l'est pas moins, débutant par une intro presque intime, avant de virer dans une sorte de freak show où le n'importe quoi se fait maître cérémonie. Nos quatres farfelus se jouent des conventions et parsème leur rock de mesures diaboliques, savamment soupoudrées du trombone de Dick, mais surtout de sa voix. Ce mec a un grain magique, chevrotant comme un vieillard ou prenant tout le monde de court avec son organe majestueux en l'espace de quelques secondes ("Living In A Pumpkin"), alternant le rock sous tension avec des titres foutraques comme il faut, n'hésitant mêler une rythmique western à des aphorismes cuivrées sur le morceau titre.

Ce premier album est un parfait exemple de contrepied, le groupe prenant un malin à ne jamais aller là où on penserait. Le meilleur exemple ? Le double titre "Sitting In The Laudromat (Midnight & Noon)", véritable petit chef d'oeuvre de 10 minutes en deux parties. Arty sans être relou, expérimental juste ce qu'il faut pour interpeler sans déranger, l'unité du groupe prend tout son sens ici, il n'y avait déjà que peu de places aux doutes mais à ce moment du disque on en est certain, Traditional Monsters est une véritable entité à quatre têtes, toutes indispensables à cette espèce d'espace de création magique qu'offre l'album. On imagine bien ces dix minutes en durer vingt sur scène, laissant les instruments prendre vie & s'éprendre langoureusement comme ils le font sur "When You're In Love", l'un des titres les plus sucrés de Push The Panic Button.

En voilà un album qui rend heureux. L'espace de dix titres, on s'imprègne de l'humeur de ces Traditional Monsters, qui nous laisse sur une belle note d'optimisme avec "You Have The Power", on a la nette impression que Dick Turner nous parle, rien qu'à nous, et le drone final qui sonne comme un au revoir, jamais comme un adieu. Un disque qui se réécoute, qui se donne aussi facilement qu'une femme de petite vertu, et qui, bien malgré nous, se révèle addictif et très malin au fur & à mesure qu'on l'apprivoise.


Parfait   17/20
par X_Lok


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