Disbelief

The Symbol Of Death

The Symbol Of Death

 Label :     Listenable 
 Sortie :    vendredi 21 avril 2017 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Avec les formations allemandes, je suis toujours un peu sur la défensive. Il faut dire que ce pays est capable du meilleur comme du pire, n'ayant jamais eu peur d'en faire des caisses en matière de surenchère clichesque. Cela dit, comme The Symbol of Death est tout de même le dixième album de Disbelief, nouvelle signature de Listenable Records, je devrais être rassuré quant à la qualité du groupe.
Cela commence même pas mal du tout, l'enchaînement "Full of Terrors" - "The Unsuspecting One" étant plutôt bon dans son registre Death Sludge pesant façon gros tracteur labourant le champ. La première bonne surprise arrive avec "The Symbol of Death", titre où le quintette montre son visage le plus attrayant : très grosse rythmique, chant rageur certes, mais surtout la volonté de chercher des mélodies vocales sombres et entraînantes avec des effets de chœurs très bien vus.
Malheureusement, cette entrée en matière plus qu'alléchante ne dure pas. En effet, entre cet instant et le huitième titre (sur treize) "One by One", c'est le gouffre, la flamme vacillante s'est éteinte. De mon point de vue, le disque est en fait beaucoup trop long. Une heure, dans ce registre, cela peut paraître une éternité. Et tout ce qu'il y a de 3 à 8 est inutile, remplit inutilement un disque qui, sans ce coup de mou, serait tout bonnement car excellent.
En effet, l'on retrouve dans la dernière partie toutes les qualités énumérées au début et, dans ce registre, j'évoquerais le grand Crowbar de la période Sonic Excess In Its Purest Form dans une version Thrash Death Métal. De là, tout s'enchaîne idéalement : de l'hyper efficace "Nothing to Heal" et son excellent riff introductif à l'outro "Anthem for the Doomed", il n'y a plus rien à jeter.
Les Allemands m'ont bien cloué le bec : je m'attendais à un truc de gros lourdaud et je me retrouve avec un disque bourré de qualités, surprenant par ses aspects mélodiques. Vraiment dommage qu'une telle inspiration n'ait pas pu être développé sur l'ensemble de l'album, sans quoi il y avait là un concurrent sérieux pour les podiums de fin d'année.


Bon   15/20
par Arno Vice


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