Sara Lov

Montréal - Canada [Casa Del Popolo] - samedi 10 octobre 2009

Sara Lov
Sara, je m'en veux tellement d'être venu voir ce soir Sea Wolf et Port O'Brien sans savoir que toi aussi tu serais là. Je m'en veux car de toi je connais presque tout et d'eux il me reste beaucoup à découvrir. Et pourtant, tu les accompagnes en tournée. Toi la diva mélancolique de Devics qui en a vécu des mauvais tours... Et tu fais leurs premières parties comme si ton passé ne signifiait rien. Et d'ailleurs, j'ai moi aussi failli faire comme si tu n'existais pas. Ce n'est qu'à l'entrée de la Casa Del Popolo, bar étriqué qui fourmille de vie, que j'ai aperçu ton nom sur le bas de l'affiche. Je m'en veux tellement d'avoir compris à ce moment. Mais heureux aussi de pouvoir faire enfin ta connaissance. Par inadvertance je te l'accorde. Je le reconnais je te connais moins bien que je le pensais. Cette rencontre fortuite est donc parfaite pour que je rattrape mon retard.

Te voici donc sur l'estrade reculée dans le fond de la salle avec ta guitare et ta platine. Tu as voulu être indépendante en te séparant de Dustin O'Halloran et tu continues sur cette voie en nous présentant le vinyle qui te sert d'accompagnement. C'est honorable de ta part et surtout je compte bien abuser de cette situation pour distinguer encore plus ta voix qu'auparavant. Les gens dans le bar ne t'écoutent pas tous mais je ne me plains pas. L'espace est si restreint que je suis plus proche de toi que j'aurais jamais pu l'imaginer. La dream pop s'est effacée au profit d'une pop un brin moins obscure et tout aussi subtile. Pour je ne sais quelles raisons tu sembles en retrait. Peut-être pour pas que la foule te croque. Pourtant tu n'as rien à craindre. Mais je sais cela fait partie de toi. Et c'est pour cela que je t'aime et comme cela que je t'ai toujours imaginée. Je suis piégé dans ton aura bien qu'à cette distance j'aurais préféré que tu débranches tout et viennes au creux de mon oreille souffler tes mots. Rassure toi, ta voix n'a pas perdu de son éclat et suffit toujours à elle seule, même si elle se cache derrière tes notes par moments. Surtout sur ta reprise simple de "My Body Is A Cage" mais ô combien ensorcelante.

Une demi-heure était trop courte en ta présence. Quoi que pour une coïncidence, tous les deux dans un bar à Montréal, je ne me plains pas. J'ai compris qu'il restait en toi des parts d'ombre et que c'est dorénavant en solo que tu comptes les partager. Pour ma part je compte bien les écouter, même sous le doux nom de Sara Lov.


Très bon   16/20
par TiComo La Fuera


  Setlist :

Seasoned Eyes Were Beaming
Touched
Frankie
New York
Tell Me How
A Thousand Bees
My Body Is A Cage


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