Ciné & TéléPosté le 14 mars 2008 à 11 h 18m 10s |
C'est pour ça que je trouve la remarque de Zeb bien justifiée. Quand on attendait une bonne comédie et qu'on a été déçu, on se reporte massivement sur la suivante, même si elle est daubée !!
Posté le 14 mars 2008 à 11 h 25m 24s |
Ah! j'avais compris que Camping et Bienvenue... était de bonnes comédies pour toi
Posté le 14 mars 2008 à 11 h 35m 18s |
Je sais pas, je les ai pas vu, je suis pas client de ce genre de cinoche. Je n'ai vu d'ailleurs pas vu non plus les 2 grosses machines qui les ont précédés.
Posté le 14 mars 2008 à 13 h 32m 28s |
Dans le tas, je n'ai vu que Camping qui est vraiment immonde. Pas drôle, mal filmé, mal joué, personnages minables, histoire pourrie... Je trouve toujours quelque chose de potable dans les films que je n'aime pas mais pas là. Y a rien a sauver...
Posté le 14 mars 2008 à 13 h 36m 53s |
Surtout qu'il s'agit d'un humour recyclé. Dubosc ne fait que ressortir les mêmes vannes de son sketch. Mais si y'a autant de films bidons, aux blagues potaches c'est parce que la demande doit être suffisante hélas!
Posté le 14 mars 2008 à 13 h 49m 08s |
Bien sûr! Tout le monde est mort de rire devant cet ersatz de comédie!
Mes collègues ont trouvé ce film excellent mais n'ont rien compris à "Enfermé dehors" de Dupontel, comédie poétique sortie à la même époque. On voit tout de suite le niveau des spectateurs
Posté le 14 mars 2008 à 16 h 45m 37s |
Mon MF : devil's experiment
Posté le 16 mars 2008 à 10 h 29m 21s |
J'ai pu me retrouver "Les Aventuriers de l'Arche Perdue" (retitré sur DVD : Indiana Jones et Les Aventurier de l'Arche Perdue
) et Karen Allen, qu'on reverra dans le quatrième film, est à croquer
!
Posté le 16 mars 2008 à 11 h 29m 57s |
Ah je savais pas qu'elle serait dans le quatrième. Attends toi quand même à un choc: elle est interviewée dans les docs du coffret DVD et elle a pas très bien veilli
Posté le 16 mars 2008 à 13 h 23m 49s |
Le DVD que j'ai emprunté et rendu depuis était accompagné du dit DVD documentaire. De plus, j'ai le dernier numéro de Ciné Live dans lequel on la voit en photo. C'est le kilométrage, ce sont les outrages du temps. Que veux-tu !?
Posté le 16 mars 2008 à 23 h 21m 37s |
Rien, je peux pas y faire grand chose
Mais le retour du personnage de Marion peut amener de bonnes situations. Espérons que Lucas sera plus inspiré que sur ses propres films
Posté le 19 mars 2008 à 18 h 40m 06s |
J'ai enfin vu "No country for old men" (j'attendais la VO). Le meilleur film des frères Cohen depuis bien longtemps. La mise en scène épurée, les cadrages précis, la lumière, l'interprétation sont la perfection même, y a pas d'autre mot... Et tout ce sous-texte sur la perte des valeurs, des illusions...
Le film de l'année
Posté le 19 mars 2008 à 19 h 13m 26s |
Je m'inscris en faux. No Country For Old Men ne vaut pas un pet de lapin comparé à There Will Be Blood. C'est une espèce d'exercice de style où les frères Coen nous montrent comment ils savent bien filmer l'angoisse de l'attente de la mort avec des plans interminables et un montage soporophique et incohérent (les scènes avec le personnage de Woody Harrelson complètement insignifiantes). Mais peu importe que les personnages soient désincarnés, c'est une fable ça facilite l'écriture c'est sur. Un bon film mais il reprend beaucoup des ficelles de Fargo, notamment les reflexion sur la mort et cette espèce de rire sardonique qui glace le sang à la fin.
There Will Be Blood est beaucoup plus puissant émotionnellement et plus profond sur le plan thématique.
Posté le 19 mars 2008 à 19 h 28m 43s |
Pas encore vu There Will Be Blood mais je vois pas où les personnages sont désincarnés. Chacun a au contraire plusieurs scènes de rapports avec d'autres personnages même le tueur. Je pense pas que le but des frères Cohen soit principalement de filmer l'angoisse de la mort. Je vois plutôt ce film comme un gros trip nostalgique sous la forme d'un western moderne où beaucoup de composantes de notre société sont passées au crible (la puissance de l'argent, l'ambition, les valeurs morales, l'honneur...) comme souvent chez les Cohen d'ailleurs. Et avec pour résultat une morale désenchantée, pessimiste et sans échappatoire. Ce qui était le cas dans Miller's crossing ou Barton Fink mais pas vraiment dans Fargo. Dans ce dernier la société était montrée comme décadente également mais ses couches de population modestes y trouvaient tout de même un bonheur; grotesque et pathétique mais heureux tout de même.
Quand à la mise en scène c'est la première fois que les Cohen tapent dans l'épure si flagrante: pas de mouvements de grue, peu de travellings et une épure totale d'effets de montages. La tension est uniquement apportée par un découpage et une bande son époustouflante.
Posté le 19 mars 2008 à 20 h 03m 20s |
Le côté trip nostalgique est effectivement présent mais je le vois plus dans la narration du Sherif, spectateur désabusé de la violence irrationnelle de l'époque. Il n'empêche que l'action du film est construite autour de cette course poursuite entre le regular joe Llewelyn Moss et le psychotique Javier Bardem qui pour moi incarne la Mort.
SPOILER
La scène finale de l'accident en est la confirmation, il ne peut mourir car il est lui même la mort.
Bardem me rappelle la mort dans le Septième Sceau de Bergman, elle prend le temps de philosopher avec ses victimes à la manière des allégories dans le théatre médiévale. Mais ne trouvant jamais de réelle raison finit toujours par accomplir sa funeste mission. Les discussions avec les victimes ne sont en fait que des monologues de ces dernières qui cherchent desespérément une justification à leur mort; Bardem ne fait que renvoyer comme un mur la seule véritable raison, l'absurde.
On sait très bien dès le départ qu'il n'existe aucune échappatoire pour Llewelyn Moss que sa fuite est sans espoir, le délayage de la poursuite ne fait qu'amplifier l'angoisse de l'attente de la mort imminente. Les frères Coen font finalement de la mort un évènement anodin dénué de dramaturgie en ne nous montrant même pas la dépouille de Moss. A la manière de Fargo où le comique (la maladresse des tueurs) fait place à l'horreur la plus ineffable, Bardem dans son insensibilitée totale nous rappelle cette frêle frontière, l'absence totale de toute justification à la mort.
Les défauts de No Country for Old Men ne viennent pas de la thématique mais d'un délayage excessif et quasi-systématique et d'un mauvais montage qui ne parvient pas à donner l'épaisseur souhaitée au personnage du Shérif-narrateur de Tommy Lee Jones.
