The Witches
Let's Go To The No Go Zone |
Label :
Pushover |
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Natif de Detroit, Troy Gregory est un hyperactif boulimique qui bouffe à tous les rateliers et qui a beaucoup bourlingué avant de venir transpirer chez les Dirtbombs en 2004...
Jugez plutôt : en 1987, il rejoint la formation métallique Flotsam and Jetsam en tant que bassiste, pour y remplacer un certain Jason Newsted, parti tenir la quatre cordes chez Metallica... que Troy Gregory avait déjà tenté de rejoindre en 1986 après la mort de Cliff Burton ! Le même Gregory a également trainé ses amplis chez Prong et Larval avant de monter son groupe à lui, The Witches au milieu des années 1990.
Le groupe enregistre en 1996 un premier LP, Everything Changes Reality, jamais officiellement sorti ni distribué mais que le groupe vous enverra par courrier si vous leur écrivez, ce qui, vous en conviendrez, est autrement plus original que Radiohead qui met son album en téléchargement libre sur la Toile ! Bref.
1998 voit l'arrivée d'un second album, qui, autant le dire de suite, est un obscur chef-d'œuvre, rien moins. Let's Go To The No Go Zone, puisque c'est ainsi qu'il s'intitule, est produit par Jim Diamond, et réunit Deb Agnoli (batterie, ex-Gore Gore Girls), Matthew Smith (basse, chant), John McCreedy (guitare) et John Nash (guitare, chant) autour d'un Troy Gregory qui fait tout le reste, et plus encore.
Ecouter Let's Go To The No Go Zone vous donnera la curieuse impression de vous retrouver à rouler de nuit, sur une route déserte, en écoutant une lointaine station de radio fantôme. Le disque ressuscite le son des grands producteurs tarés tels que Joe Meek et Kim Fowley, tout en mélangeant des influences aussi variées que The Seeds, Velvet Underground période White Light/White Heat et la pop bubblegum. Un disque en clair-obscur, qui dégage à la fois de belles mélodies cool enveloppées dans un brouillard sinistre et inquiétant. Jim Diamond fait un boulot admirable, tandis que Gregory écrit des choses absolument ensorcelantes (sans mauvais jeu de mots) : "Let's Go to the No Go Zone", "Sleepin' on a Demon's Tree", "See It (With Your Eyes Closed)", "Deflowering The Infant Succubus"... Quiconque tentera l'expérience en reviendra profondément chamboulé.
Faire l'impasse sur ce chef d'œuvre non répertorié reviendrait à mourir con.
Jugez plutôt : en 1987, il rejoint la formation métallique Flotsam and Jetsam en tant que bassiste, pour y remplacer un certain Jason Newsted, parti tenir la quatre cordes chez Metallica... que Troy Gregory avait déjà tenté de rejoindre en 1986 après la mort de Cliff Burton ! Le même Gregory a également trainé ses amplis chez Prong et Larval avant de monter son groupe à lui, The Witches au milieu des années 1990.
Le groupe enregistre en 1996 un premier LP, Everything Changes Reality, jamais officiellement sorti ni distribué mais que le groupe vous enverra par courrier si vous leur écrivez, ce qui, vous en conviendrez, est autrement plus original que Radiohead qui met son album en téléchargement libre sur la Toile ! Bref.
1998 voit l'arrivée d'un second album, qui, autant le dire de suite, est un obscur chef-d'œuvre, rien moins. Let's Go To The No Go Zone, puisque c'est ainsi qu'il s'intitule, est produit par Jim Diamond, et réunit Deb Agnoli (batterie, ex-Gore Gore Girls), Matthew Smith (basse, chant), John McCreedy (guitare) et John Nash (guitare, chant) autour d'un Troy Gregory qui fait tout le reste, et plus encore.
Ecouter Let's Go To The No Go Zone vous donnera la curieuse impression de vous retrouver à rouler de nuit, sur une route déserte, en écoutant une lointaine station de radio fantôme. Le disque ressuscite le son des grands producteurs tarés tels que Joe Meek et Kim Fowley, tout en mélangeant des influences aussi variées que The Seeds, Velvet Underground période White Light/White Heat et la pop bubblegum. Un disque en clair-obscur, qui dégage à la fois de belles mélodies cool enveloppées dans un brouillard sinistre et inquiétant. Jim Diamond fait un boulot admirable, tandis que Gregory écrit des choses absolument ensorcelantes (sans mauvais jeu de mots) : "Let's Go to the No Go Zone", "Sleepin' on a Demon's Tree", "See It (With Your Eyes Closed)", "Deflowering The Infant Succubus"... Quiconque tentera l'expérience en reviendra profondément chamboulé.
Faire l'impasse sur ce chef d'œuvre non répertorié reviendrait à mourir con.
| Intemporel ! ! ! 20/20 | par El Moz |
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