Ruby Throat
The Ventriloquist |
Label :
Sleeplikewolves |
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Expérience folk sans précédent, pulvérisant toutes les tentatives récentes que j'ai pu écouter en la matière depuis le deuxième album d'Espers, ce duo guitare/voix touche réellement le divin. Si si, non merci, l'adjectif n'est pas trop fort.
D'abord, parce que la voix de Katie Jane Garside, poupée trash sensuelle (plus connue vocalement pour ses débordements avec Queen Adreena), grâcieuse comme jamais, ferait voler à elle seule un troupeau d'éléphants. Ensuite parce que Chris Whittingham, dandy hors d'âge, nous offre des parties de 6 cordes tout simplement magiques, passant d'une guitare folk à une pedal steel, d'une Weissenborn (Ben, t'es où déjà ?) à une slide, les entremêlant, les torturant pour en sortir des sons spectraux ("Salto Angel", "Dear Daniel", "Ghost Boy", trip bienfaisant de 15 minutes), ou des mélodies véritablement paradisisaques ("Swan And Minotaur (troubled Man)", "House Of Thieves" ou "Lie To Me", pour ne citer qu'elles).
Les sensations procurées par l'écoute de The Ventriquolist sont pour ma part totalement inédites, et je ne pensais en aucun cas retrouver sur disque l'enivrement de ce concert où je les ai découverts par hasard, ignorant jusqu'à l'existence de ce side project. Et pourtant si, l'exploit a été reproduit ! Il faut dire que les chansons de Ruby Throat sont saisissantes : elles vous prennent le corps, vous jettent là où elles le souhaitent, quand elles le souhaitent. A travers les nuages, dans une clairière abandonnée depuis des siècles, dans un esprit possédé, peu importe, elles vous tiennent et ne vous lâchent plus.
Est-ce psychédélique, est-ce un mirage folk, on ne sait pas... Et comme pour renforcer cette idée de présence mystérieuse plus que de personnes physiques derrière cette musique hallucinatoire, les deux musiciens apparaissent sur le sleeve comme des fantômes, des ombres qui passent ; elle en ange, lui en cowboy un peu paumé, dans une nature aussi belle qu'inquiétante. Un mirage peut être bien... En tout cas un disque majeur.
D'abord, parce que la voix de Katie Jane Garside, poupée trash sensuelle (plus connue vocalement pour ses débordements avec Queen Adreena), grâcieuse comme jamais, ferait voler à elle seule un troupeau d'éléphants. Ensuite parce que Chris Whittingham, dandy hors d'âge, nous offre des parties de 6 cordes tout simplement magiques, passant d'une guitare folk à une pedal steel, d'une Weissenborn (Ben, t'es où déjà ?) à une slide, les entremêlant, les torturant pour en sortir des sons spectraux ("Salto Angel", "Dear Daniel", "Ghost Boy", trip bienfaisant de 15 minutes), ou des mélodies véritablement paradisisaques ("Swan And Minotaur (troubled Man)", "House Of Thieves" ou "Lie To Me", pour ne citer qu'elles).
Les sensations procurées par l'écoute de The Ventriquolist sont pour ma part totalement inédites, et je ne pensais en aucun cas retrouver sur disque l'enivrement de ce concert où je les ai découverts par hasard, ignorant jusqu'à l'existence de ce side project. Et pourtant si, l'exploit a été reproduit ! Il faut dire que les chansons de Ruby Throat sont saisissantes : elles vous prennent le corps, vous jettent là où elles le souhaitent, quand elles le souhaitent. A travers les nuages, dans une clairière abandonnée depuis des siècles, dans un esprit possédé, peu importe, elles vous tiennent et ne vous lâchent plus.
Est-ce psychédélique, est-ce un mirage folk, on ne sait pas... Et comme pour renforcer cette idée de présence mystérieuse plus que de personnes physiques derrière cette musique hallucinatoire, les deux musiciens apparaissent sur le sleeve comme des fantômes, des ombres qui passent ; elle en ange, lui en cowboy un peu paumé, dans une nature aussi belle qu'inquiétante. Un mirage peut être bien... En tout cas un disque majeur.
| Exceptionnel ! ! 19/20 | par Jekyll |
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