The Gories
I Know You Fine, But How You Doin' |
Label :
Crypt |
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Pour les gamins qui ont découvert le rock avec The White Stripes (ce qui est déjà 10 000 fois mieux que, au hasard, The Offspring ou Sum 41), j'ai une bonne nouvelle : tout n'est pas perdu.
Laissez-moi vous raconter une histoire : il était une fois un gamin de Detroit, noir, et qui était le seul dans son quartier (noir lui aussi) à aimer des groupes comme les Buzzcocks et les Sex Pistols, ce qui ne l'empêchait pas d'apprécier aussi la soul et le blues. En grandissant, le gamin allait s'illustrer dans des groupes tels que The Dirtbombs, avec lesquels je vous ai déjà beaucoup bassiné, et auparavant les démentiels The Gories. Ce gamin, Mick Collins pour ceux qui seraient complètement largués, est considéré en 2007 comme le parrain (officieux) de la nouvelle scène de Detroit, et ce n'est que justice.
Car c'est bien son premier groupe, The Gories, qui a remis la Motor City dans la place rock.
The Gories : Messieurs Mick Collins (déjà très soulman, si cette expression veut dire quelque chose) et Dan Kroha (chant nasillard) assurent guitares et chant, Madame Peggy O'Neill derrière les fûts. Une basse, pourquoi faire ? Un groupe superbement ignoré de son vivant entre 1986 et 1992, pour finalement être célébré dix ans après sa dissolution, laquelle sera également et heureusement l'acte de naissance des Dirtbombs.
Quoi de meilleure entrée en matière que cette compilation, avec la légende vivante Alex Chilton (ex Big Star, ça devrait suffir comme introduction) aux manettes, et qui compte 25 morceaux enregistrés entre 1988 et 1990. Vingt-cinq bombes de blues-punk primal, vingt-cinq compositions sales, poisseuses, mais toujours étrangement brillantes, vingt-cinq perles suintant le blues urbain et déboulant dans un tourbillon de guitares fuzz et de batterie schizophrène (voir les biens nommées "Stranded" ou "Nitroglycerine"). Cette compilation est de loin le disque le plus produit des Gories, d'où la présence de quelques morceaux plus éthérés, plus atmosphériques, tels que "Six Cold Feet", "Smashed", ou "Early In The Morning". Certains y verront le seul (relatif) bémol de cette excellente compilation et préfèreront donc la production (???) des trois LP du groupe, qui accentue de fait le côté très Do It Yourself du groupe.
Qu'ajouter ? Ah oui : les fans du premier Cramps devraient adorer.
Laissez-moi vous raconter une histoire : il était une fois un gamin de Detroit, noir, et qui était le seul dans son quartier (noir lui aussi) à aimer des groupes comme les Buzzcocks et les Sex Pistols, ce qui ne l'empêchait pas d'apprécier aussi la soul et le blues. En grandissant, le gamin allait s'illustrer dans des groupes tels que The Dirtbombs, avec lesquels je vous ai déjà beaucoup bassiné, et auparavant les démentiels The Gories. Ce gamin, Mick Collins pour ceux qui seraient complètement largués, est considéré en 2007 comme le parrain (officieux) de la nouvelle scène de Detroit, et ce n'est que justice.
Car c'est bien son premier groupe, The Gories, qui a remis la Motor City dans la place rock.
The Gories : Messieurs Mick Collins (déjà très soulman, si cette expression veut dire quelque chose) et Dan Kroha (chant nasillard) assurent guitares et chant, Madame Peggy O'Neill derrière les fûts. Une basse, pourquoi faire ? Un groupe superbement ignoré de son vivant entre 1986 et 1992, pour finalement être célébré dix ans après sa dissolution, laquelle sera également et heureusement l'acte de naissance des Dirtbombs.
Quoi de meilleure entrée en matière que cette compilation, avec la légende vivante Alex Chilton (ex Big Star, ça devrait suffir comme introduction) aux manettes, et qui compte 25 morceaux enregistrés entre 1988 et 1990. Vingt-cinq bombes de blues-punk primal, vingt-cinq compositions sales, poisseuses, mais toujours étrangement brillantes, vingt-cinq perles suintant le blues urbain et déboulant dans un tourbillon de guitares fuzz et de batterie schizophrène (voir les biens nommées "Stranded" ou "Nitroglycerine"). Cette compilation est de loin le disque le plus produit des Gories, d'où la présence de quelques morceaux plus éthérés, plus atmosphériques, tels que "Six Cold Feet", "Smashed", ou "Early In The Morning". Certains y verront le seul (relatif) bémol de cette excellente compilation et préfèreront donc la production (???) des trois LP du groupe, qui accentue de fait le côté très Do It Yourself du groupe.
Qu'ajouter ? Ah oui : les fans du premier Cramps devraient adorer.
| Exceptionnel ! ! 19/20 | par El Moz |
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