The Smiths
Singles |
Label :
Reprise |
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Vrai, ceci est sans doute la plus belle pochette d'un disque des Smiths, et bonne nouvelle, le contenu est à l'image du contenant.
Les dix-neuf singles du groupe sont tous là, une parfaite entrée en la matière pour le néophyte, même si l'œuvre intégrale du groupe est naturellement hautement conseillée.
Du riff tueur de "This Charming Man" à l'insondable tristesse de "Last Night I Dreamt That Somebody Loved Me", tout y est.
Début des maudites années 80, Simple Minds, Spandau Ballet et autres Human League font la loi, mais heureusement arrivèrent les Smiths...
En cinq petites années, de 1982 à 1987, The Smiths, groupe de Manchester emmené par l'inénarrable Morrissey, aura révolutionné le monde de la pop.
Derrière le crooner en chef (accessoirement fan numéro 1 des New York Dolls), on trouve un guitariste coiffé comme Keith Richards et qui savait écrire de vraies putains de mélodies (Johnny Marr), un bassiste des plus discrets mais solide comme le roc (Andy Rourke) et un batteur venu du punk (Mike Joyce).
A une époque où chaque groupe sortait des disques dégoulinant de synthés atroces, les Smiths eurent la bonne idée de se cantonner à une formule guitare-basse-batterie et de se contenter d'écrire des ritournelles pop n'excédant pas trois minutes pour la plupart, suintant de mélancolie, de cynisme "so british"... et de références littéraires. Pas de guitares saturées ici, ni de poussées fulgurantes de testostérone, c'est de la Pop avec un grand P, pour gens lettrés et cultivés, on est avec des gens influencés par le punk, mais aussi et surtout par les Beatles et les Kinks.
D'ailleurs Morrissey est un des meilleurs paroliers que la perfide Albion ait connu depuis Ray Davies.
En quatre albums studios et un live, l'affaire était pliée, les tensions entre le guitariste Johnny Marr et son insupportable chanteur atteignant leur paroxysme, le groupe devait définitivement disparaître, laissant au monde un héritage qui fait bien des envieux, c'est pas Oasis qui dira le contraire.
Alors oui, si la production a bel et bien vieilli, les mélodies de Johnny Marr s'incrustent toujours aussi finement dans les caboches et les textes de Morrissey n'ont pas pris une ride. Hors du temps donc.
Pas exactement ce qu'on peut dire des Mötley Crüe.
Les dix-neuf singles du groupe sont tous là, une parfaite entrée en la matière pour le néophyte, même si l'œuvre intégrale du groupe est naturellement hautement conseillée.
Du riff tueur de "This Charming Man" à l'insondable tristesse de "Last Night I Dreamt That Somebody Loved Me", tout y est.
Début des maudites années 80, Simple Minds, Spandau Ballet et autres Human League font la loi, mais heureusement arrivèrent les Smiths...
En cinq petites années, de 1982 à 1987, The Smiths, groupe de Manchester emmené par l'inénarrable Morrissey, aura révolutionné le monde de la pop.
Derrière le crooner en chef (accessoirement fan numéro 1 des New York Dolls), on trouve un guitariste coiffé comme Keith Richards et qui savait écrire de vraies putains de mélodies (Johnny Marr), un bassiste des plus discrets mais solide comme le roc (Andy Rourke) et un batteur venu du punk (Mike Joyce).
A une époque où chaque groupe sortait des disques dégoulinant de synthés atroces, les Smiths eurent la bonne idée de se cantonner à une formule guitare-basse-batterie et de se contenter d'écrire des ritournelles pop n'excédant pas trois minutes pour la plupart, suintant de mélancolie, de cynisme "so british"... et de références littéraires. Pas de guitares saturées ici, ni de poussées fulgurantes de testostérone, c'est de la Pop avec un grand P, pour gens lettrés et cultivés, on est avec des gens influencés par le punk, mais aussi et surtout par les Beatles et les Kinks.
D'ailleurs Morrissey est un des meilleurs paroliers que la perfide Albion ait connu depuis Ray Davies.
En quatre albums studios et un live, l'affaire était pliée, les tensions entre le guitariste Johnny Marr et son insupportable chanteur atteignant leur paroxysme, le groupe devait définitivement disparaître, laissant au monde un héritage qui fait bien des envieux, c'est pas Oasis qui dira le contraire.
Alors oui, si la production a bel et bien vieilli, les mélodies de Johnny Marr s'incrustent toujours aussi finement dans les caboches et les textes de Morrissey n'ont pas pris une ride. Hors du temps donc.
Pas exactement ce qu'on peut dire des Mötley Crüe.
| Exceptionnel ! ! 19/20 | par El Moz |
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