Iggy Pop
Zombie Birdhouse |
Label :
IRS |
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Que faire lorsqu'on s'ennuie ferme chez soi un samedi après-midi, bloqué par la neige et pestant sans relâche contre ce temps de merde ? Chroniquer Zombie Birdhouse d'Iggy Pop par exemple.
Un véritable chef d'oeuvre, et plus que sous-estimé, comme d'habitude. Ces propos n'engagent que moi bien sûr. L'album en question est considéré très largement comme un ratage presque total. C'est injuste, et si l'on veut appréhender la carrière de l'ex-chanteur des Stooges de la meilleure manière qui soit, il convient de ne pas faire l'impasse sur ce disque, plutôt que de se ruer sur les classiques de l'Iguane.
Flash-back : en 1982, Iggy n'est plus que l'ombre de lui même. Viré de sa maison de disques (Arista) après 3 disques, pas un sou en poches, et ayant de très mauvaises habitudes qui le poussent à abuser de certains produits chimiques, l'Iguane est au bord de l'abyme. Qu'importe, son ami Chris Stein, membre de Blondie et mari de sa blonde chanteuse Debbie Harry, l'invite sur son label IRS et propose à Iggy d'enregistrer un disque, sans gros moyens évidemment, mais avec la plus grande liberté artistique.
Le résultat peut sembler étrange : le multi-instrumentiste Rob DuPrey signe des mélodies minimalistes, pour ne pas dire anorexiques, tandis qu'Iggy, dans un état plus que second, chante parfois faux des paroles incohérentes, sans véritable ligne directrice. Mais le résultat n'en est que plus poignant, et ce qui fait la force de ce disque.
Jamais prétentieux et laissant toute sa place à l'émotion (voir "Ordinary Bummer", "Run Like A Villain" ou "Pain And Suffering"), voici un album qui montre Iggy Pop sur le fil du rasoir, plus que jamais. Et voilà qui mérite nos plus chaudes recommandations.
Un véritable chef d'oeuvre, et plus que sous-estimé, comme d'habitude. Ces propos n'engagent que moi bien sûr. L'album en question est considéré très largement comme un ratage presque total. C'est injuste, et si l'on veut appréhender la carrière de l'ex-chanteur des Stooges de la meilleure manière qui soit, il convient de ne pas faire l'impasse sur ce disque, plutôt que de se ruer sur les classiques de l'Iguane.
Flash-back : en 1982, Iggy n'est plus que l'ombre de lui même. Viré de sa maison de disques (Arista) après 3 disques, pas un sou en poches, et ayant de très mauvaises habitudes qui le poussent à abuser de certains produits chimiques, l'Iguane est au bord de l'abyme. Qu'importe, son ami Chris Stein, membre de Blondie et mari de sa blonde chanteuse Debbie Harry, l'invite sur son label IRS et propose à Iggy d'enregistrer un disque, sans gros moyens évidemment, mais avec la plus grande liberté artistique.
Le résultat peut sembler étrange : le multi-instrumentiste Rob DuPrey signe des mélodies minimalistes, pour ne pas dire anorexiques, tandis qu'Iggy, dans un état plus que second, chante parfois faux des paroles incohérentes, sans véritable ligne directrice. Mais le résultat n'en est que plus poignant, et ce qui fait la force de ce disque.
Jamais prétentieux et laissant toute sa place à l'émotion (voir "Ordinary Bummer", "Run Like A Villain" ou "Pain And Suffering"), voici un album qui montre Iggy Pop sur le fil du rasoir, plus que jamais. Et voilà qui mérite nos plus chaudes recommandations.
| Très bon 16/20 | par El Moz |
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