Jeff Mills
Live At The Liquid Room, Tokyo |
Label :
React |
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Voici l'album référence de Jeff Mills. Si vous ne connaissiez de la techno que le pachydermique Carl Cox en vous disant qu'il était le Messie du genre, alors préparez-vous à rencontrer Dieu. Rien de moins.
Comme le rock, la techno s'est embourgeoisé depuis belle lurette, et se vend désormais dans des compilations douteuses du style Tuning Club Volume 39, avec pour seul public une bande de beaufs amoureux des voitures avec des ailerons et qui font boum-boum. Mais Jeff Mills est un précurseur du genre, aux côtés de Juan Atkins, Carl Craig, Derrick May ou encore Robert Hood (partenaire de Mills au sein du mythique collectif Underground Resistance). Pour les rockeurs purs et durs qui sont parvenus jusqu'à cette ligne malgré les nausées, migraines et autres étourdissements, sachez que Jeff Mills est originaire de Detroit ... Décidément cette ville est un creuset. Sa tradition musicale qui va de Sun Ra aux meilleurs des 'groupes en The', en passant par Motown, Stooges et MC5 ... La techno, genre musical à part entière, est véritablement née à Detroit.
Pour ce qui est de la musique de Jeff Mills en elle-même, c'est minimaliste, épuré, organique ça va souvent vite, pas un poil de gras, que du nerf, bref, on va à l'essentiel, tout en développant des atmosphères tendues et sombres . Et le 28 octobre 1995 donc, Mills est parti assommer les Nippons de Tokyo en les abreuvant de son art dans une salle nommée The Liquid Room.
Le concert, puisqu'il s'agit bien d'un concert, durait à l'origine 3 heures, et ce disque nous en retranscrit les meilleurs moments. Il faut savoir que d'habitude les albums live des DJs sont en fait entièrement retapés en studio, à l'aide d'un ordinateur. Ici, que nenni, c'est du brut, on y entend tous les bruits alentours, la foule en extase, les changements de disque sur les platines, tous les petits trucs inhérents à un concert, comme si vous étiez vraiment à Tokyo cette nuit-là. Jeff Mills est au sommet de son art, mixant sur trois platines, laissant rarement un disque plus d'une ou deux minutes sur chacune d'entre elles, bref c'est instinctif et brutal, comme pour n'importe quel bon concert de rock.
Enfin, on rajoutera que le bonhomme, pas vraiment mégalo, n'a pas mixé que des morceaux de son cru cette nuit là, mais beaucoup de ses collègues de Detroit (ce qui garantit donc une qualité intacte), et de par le fait, on trouve 17 productions de Mills distillées au gré des 38 morceaux qui habillent le disque au total.
Si vous ne devez posséder qu'un disque de techno (oui, à moi aussi, ce nom me donne envie de vomir), alors ce sera celui-là. Il nous montre le maître du genre au zénith, et pratiquant son art sans filets. Du live de très haute volée.
Comme le rock, la techno s'est embourgeoisé depuis belle lurette, et se vend désormais dans des compilations douteuses du style Tuning Club Volume 39, avec pour seul public une bande de beaufs amoureux des voitures avec des ailerons et qui font boum-boum. Mais Jeff Mills est un précurseur du genre, aux côtés de Juan Atkins, Carl Craig, Derrick May ou encore Robert Hood (partenaire de Mills au sein du mythique collectif Underground Resistance). Pour les rockeurs purs et durs qui sont parvenus jusqu'à cette ligne malgré les nausées, migraines et autres étourdissements, sachez que Jeff Mills est originaire de Detroit ... Décidément cette ville est un creuset. Sa tradition musicale qui va de Sun Ra aux meilleurs des 'groupes en The', en passant par Motown, Stooges et MC5 ... La techno, genre musical à part entière, est véritablement née à Detroit.
Pour ce qui est de la musique de Jeff Mills en elle-même, c'est minimaliste, épuré, organique ça va souvent vite, pas un poil de gras, que du nerf, bref, on va à l'essentiel, tout en développant des atmosphères tendues et sombres . Et le 28 octobre 1995 donc, Mills est parti assommer les Nippons de Tokyo en les abreuvant de son art dans une salle nommée The Liquid Room.
Le concert, puisqu'il s'agit bien d'un concert, durait à l'origine 3 heures, et ce disque nous en retranscrit les meilleurs moments. Il faut savoir que d'habitude les albums live des DJs sont en fait entièrement retapés en studio, à l'aide d'un ordinateur. Ici, que nenni, c'est du brut, on y entend tous les bruits alentours, la foule en extase, les changements de disque sur les platines, tous les petits trucs inhérents à un concert, comme si vous étiez vraiment à Tokyo cette nuit-là. Jeff Mills est au sommet de son art, mixant sur trois platines, laissant rarement un disque plus d'une ou deux minutes sur chacune d'entre elles, bref c'est instinctif et brutal, comme pour n'importe quel bon concert de rock.
Enfin, on rajoutera que le bonhomme, pas vraiment mégalo, n'a pas mixé que des morceaux de son cru cette nuit là, mais beaucoup de ses collègues de Detroit (ce qui garantit donc une qualité intacte), et de par le fait, on trouve 17 productions de Mills distillées au gré des 38 morceaux qui habillent le disque au total.
Si vous ne devez posséder qu'un disque de techno (oui, à moi aussi, ce nom me donne envie de vomir), alors ce sera celui-là. Il nous montre le maître du genre au zénith, et pratiquant son art sans filets. Du live de très haute volée.
| Exceptionnel ! ! 19/20 | par El Moz |
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