Pixies
Carhaix [Vieilles Charrues - Scène Glenmor] - dimanche 23 juillet 2006 |
Tous, nous n'étions là que pour eux. Les Pixies, tête d'affiche incontestable du 15ème festival des Vieilles Charrues de Carhaix se font longuement désirer en ce dimanche soir. Il faut supporter le folk-rock un brin chiant de Tracy Chapman pour être dans les premiers rangs. A quoi donc va ressembler ce concert ? On entend dire tout et son contraire sur les prestations live du groupe de Boston. N'empêche que pour moi, voir sur scène un groupe que je chéris et qui était déjà séparé lorsque je les ai découvert, ça reste un évènement.
Lorsque vers 22h15, David Lovering, barbe de vieux prof et calvitie bien entamée, vient s'asseoir derrière sa batterie en courant et commence illico presto à marteler la rythmique de "Bone Machine", c'est l'ovation générale. Ses trois comparses débarquent dans la foulée, le gros Black Francis a un peu maigri et porte des lunettes noires, Kim Deal, cheveux courts et toute de noire vêtue arbore un sourire XXL, comme d'hab', tandis que Joey Santiago, crâne rasé et petit bouc soigné se fait des plus discrets.
L'intro est parfaite, "Bone Machine" est énorme mais le pogo organisé dans les dix premiers rangs par quelques péteux supportant mal autre chose que le sirop de grenadine et venus là uniquement pour "Where Is My Mind ?" se fait tel que nous préférons migrer, sur la gauche de la scène Glenmor, un peu en retrait. Sans quoi ce concert allait ressembler à un show des Sex Pistols...
Vient ensuite "Crackity Jones", mou du cul à souhait, puis "Broken Face", démentiel et sautillant. Le gros est très en voix, il hurle comme personne, mais seulement quand il le souhaite : résultat, un "Debaser" pas top, Black n'ayant vraisemblablement pas eu l'envie de tout donner sur ce titre pourtant énorme sur disque. Et c'est ainsi que va se poursuivre le set : le chanteur des 'Farfadets' de Boston, ne passera que trop rarement la quatrième (Mon Dieu, cette version sous somnifères de "Wave Of Mutilation" !). Pour ne pas dépareiller, Kim chante seule une version très soft de "In Heaven", en plus de son habituel "Gigantic".
Sortiront du lot des titres tels que "Planet Of Sound", vraiment énormissime, le gros y met toutes ses tripes, et je me surprends à gueuler avec lui, "Vamos" (où Santiago gratte les cordes avec une baguette de Lovering, puis débranche carrément sa prise jack, au milieu d'un bon délire bruitiste mais un rien trop court, l'un des sommets d'un concert pauvre en adrénaline), "Nimrod's Son", "Tame" ou encore un magnifique "Dead". Pour le reste on notera une setlist où Trompe Le Monde et Bossanova sont encore plus sous représentés qu'à l'habitude (Pas de "Alec Eiffel", de "The Sad Punk", ni de "Velouria" ou de "Is She Weird"). Doolittle y passera lui presque entier, à l'exception de "I Bleed", "Mr. Grieves" et "Silver".
Le concert s'achève au bout d'une heure et dix minutes sur "Gigantic", et sur l'insistance de la fantasque Kim (la seule qui ait daigné dire trois mots), le groupe revient sur scène... Kim a pris soin de ne pas oublier ses bières et Lovering de lancer : 'This is for all the ladies up there'.
"La La Love You", unique rappel, sonne aussi bien que sur disque et je suis étonné d'entendre que la voix de crooner de salle de bain de David Lovering n'a pas pris une ride... Bref, de quoi repartir le cœur léger et la tête pleine de souvenirs. Et lorsque Kim Deal trotte une dernière fois pour venir saluer le public sur le côté gauche de la scène, j'aurai juré qu'elle ne s'adressait qu'à ma fiancée et à moi-même...
Lorsque vers 22h15, David Lovering, barbe de vieux prof et calvitie bien entamée, vient s'asseoir derrière sa batterie en courant et commence illico presto à marteler la rythmique de "Bone Machine", c'est l'ovation générale. Ses trois comparses débarquent dans la foulée, le gros Black Francis a un peu maigri et porte des lunettes noires, Kim Deal, cheveux courts et toute de noire vêtue arbore un sourire XXL, comme d'hab', tandis que Joey Santiago, crâne rasé et petit bouc soigné se fait des plus discrets.
L'intro est parfaite, "Bone Machine" est énorme mais le pogo organisé dans les dix premiers rangs par quelques péteux supportant mal autre chose que le sirop de grenadine et venus là uniquement pour "Where Is My Mind ?" se fait tel que nous préférons migrer, sur la gauche de la scène Glenmor, un peu en retrait. Sans quoi ce concert allait ressembler à un show des Sex Pistols...
Vient ensuite "Crackity Jones", mou du cul à souhait, puis "Broken Face", démentiel et sautillant. Le gros est très en voix, il hurle comme personne, mais seulement quand il le souhaite : résultat, un "Debaser" pas top, Black n'ayant vraisemblablement pas eu l'envie de tout donner sur ce titre pourtant énorme sur disque. Et c'est ainsi que va se poursuivre le set : le chanteur des 'Farfadets' de Boston, ne passera que trop rarement la quatrième (Mon Dieu, cette version sous somnifères de "Wave Of Mutilation" !). Pour ne pas dépareiller, Kim chante seule une version très soft de "In Heaven", en plus de son habituel "Gigantic".
Sortiront du lot des titres tels que "Planet Of Sound", vraiment énormissime, le gros y met toutes ses tripes, et je me surprends à gueuler avec lui, "Vamos" (où Santiago gratte les cordes avec une baguette de Lovering, puis débranche carrément sa prise jack, au milieu d'un bon délire bruitiste mais un rien trop court, l'un des sommets d'un concert pauvre en adrénaline), "Nimrod's Son", "Tame" ou encore un magnifique "Dead". Pour le reste on notera une setlist où Trompe Le Monde et Bossanova sont encore plus sous représentés qu'à l'habitude (Pas de "Alec Eiffel", de "The Sad Punk", ni de "Velouria" ou de "Is She Weird"). Doolittle y passera lui presque entier, à l'exception de "I Bleed", "Mr. Grieves" et "Silver".
Le concert s'achève au bout d'une heure et dix minutes sur "Gigantic", et sur l'insistance de la fantasque Kim (la seule qui ait daigné dire trois mots), le groupe revient sur scène... Kim a pris soin de ne pas oublier ses bières et Lovering de lancer : 'This is for all the ladies up there'.
"La La Love You", unique rappel, sonne aussi bien que sur disque et je suis étonné d'entendre que la voix de crooner de salle de bain de David Lovering n'a pas pris une ride... Bref, de quoi repartir le cœur léger et la tête pleine de souvenirs. Et lorsque Kim Deal trotte une dernière fois pour venir saluer le public sur le côté gauche de la scène, j'aurai juré qu'elle ne s'adressait qu'à ma fiancée et à moi-même...
| Excellent ! 18/20 | par El Moz |
Setlist :Bone Machine
Crackity Jones
Broken Face
Levitate Me
Cactus
Gouge Away
Monkey Gone To Heaven
Debaser
No. 13 Baby
In Heaven (Lady In The Radiator Song)
Wave Of Mutilation
Here Comes Your Man
The Holiday Song
Nimrod's Son
Where Is My Mind ?
Vamos
Caribou
Planet Of Sound
Dead
Tame
U-Mass
Hey
Gigantic
La La Love You
En ligne
Au hasard Balthazar
Sondages

